ESSAI DE BIBLIOGRAPHIE

 

COMMENTÉE

 

 

 

 

Ecrits d'Amiel

 
 
Classement chronologique

 

 

(Etat au 16 février 2003)

 

 

 

 

 

Trois sources alimentent cette bibliographie : les ouvrages consultés (reconnaissables à leur notice bibliographique complète, y compris le format et le nombre de pages), les ouvrages signalés dans divers essais et les bibliographies.

 

Les articles de journaux rédigés par Amiel n'ont pas été repris ici pour l'instant. Vous les trouverez dans la Chronologie synoptique située en fin de chaque volume de l'édition intégrale du Journal intime, publiée par L'Age d'Homme.

 

Rectifications, remarques et ajouts sont les bienvenus : cliquez ici pour nous en faire part. Ils seront intégrés lors d'une prochaine mise à jour.

 

Louis Vannieuwenborgh

 

 

 

 

 

 

 

1838     "L’Orphelin", Le Fédéral, 9 novembre.

Cette poésie en six strophes est la première publication d’Amiel.

 

1842  "De la poésie chrétienne dans son principe, dans sa matière et dans sa forme, par A.-F. Rio", Bibliothèque universelle, décembre.

Premier de trois articles sur le naturalisme et l’idéalisme dans l’art, reproduits en partie par Bernard Bouvier dans Essais critiques, (voir ci-après à l'année 1932), pp. 43-51.

 

1843   "Du naturalisme et de l’idéalisme dans l’art", Bibliothèque universelle, février et mars.

Deuxième et troisième article sur ce sujet, reproduits en partie dans Essais critiques, (voyez ci-après 1932), pp. 43-51. Bernard Bouvier signale qu’Amiel en fit faire un tirage à part.

 

1845   "De l'Histoire, à propos d'une Histoire de la Confédération suisse", Bibliothèque universelle, août.

                    Compte rendu de l'ouvrage de Jean de Müller, Histoire de la Confédération suisse, traduite et continuée par Louis Vulliemin et Charles Monnard. Reproduit en partie par Bernard Bouvier dans Essais critiques,  (voir 1932), pp. 55-61.

 

1848       "Berlin avant les derniers événements", Bibliothèque universelle, avril.

   "       "Berlin après la révolution", Bibliothèque universelle, juin.

                                   Voir ci-dessous à l'année 1849.

 

   "       "La ballade historique", Le Semeur, 4 octobre.

                    Article à propos d’un volume de poésies de Charles Fournel, reproduit en partie par Bernard Bouvier dans Essais critiques, 1932, pp. 64-68.

 

1849       Du Mouvement littéraire dans la Suisse romane, Genève, in-8, pp. 64.

Candidat à la chaire d’esthétique et de littérature française à l’Académie (qui devint plus tard  l’Université de Genève), Amiel rédigea sa thèse sur le sujet donné par le jury. Le 10 avril de la même année, il fut nommé professeur de l’Académie à la chaire convoitée. Voir extraits dans Essais critiques, 1932, pp. 103-117.

 

   "       Ronsard et Malherbe, in-8°,  pp. 16.

                   Chargé de la "dissertation littéraire", qui précède le programme des collèges et gymnase, Amiel choisit deux auteurs dont l’opposition permet d’analyser les rapports entre formes et courants littéraires. Bernard Bouvier en reproduit quelques pages dans Essais critiques, 1932, pp.  121-126.

 

   "        Berlin au printemps de l’année 1848, pp. 64.

Amiel réunit en une brochure les deux articles parus dix-huit mois auparavant sur Berlin et la révolution de 1848. Bernard Bouvier en donne des extraits dans Essais critiques, 1932, pp. 82-96.

 

1851   "A bâtons rompus", la Revue suisse, livraisons de mai et août.

Avec la parution d’extraits de son Journal dans une revue commence, étonnamment tôt, l’aventure de l’édition du Journal intime d’Amiel. Voir ci-dessous à l’année 1854.

 

1852       "Lettres écrites de Genève", la Revue suisse, livraisons de mars et juin.

Plaidoyer pour une entente intellectuelle entre les cantons et l’approche d’une philosophie du langage par l’étude de la langue française selon les principes philologiques de la science allemande. Bernard Bouvier cite des extraits consacrés à la philologie, dans Essais critiques, 1932, pp. 161-167.

 

   "       "A bâtons rompus", la Revue suisse, livraisons de mai et décembre.

Poursuite de la parution d’extraits de son Journal (voir les années 1851, 1853 et 1854).

 

1853       "Les tablettes du pèlerin", la Revue suisse, avril.

La dernière série de "A bâtons rompus" paraît sous un autre titre. Amiel note dans un carnet de poche : « Mes Fragments ne doivent jamais être complètement objectifs, parce qu’ils ont le ton du journal intime. Mais doivent être subjectifs, sans être personnels, comme le lyrisme. – Ont pour but : 1° d’exprimer une âme ; 2° de faire quelque bien. – Peindre, ou observer, ou analyser, ou juger, c’est-à-dire rentrer dans la poésie et la philosophie. » (Bernard Bouvier, Essais critiques, p. 129.)

 

1854   Grains de Mil, poésies et pensées, Joël Cherbuliez, Libraire-Editeur, Paris-Genève, 19 x 12, pp. 204.

             Amiel s’est rendu compte très tôt (voir ci-dessus 1851-1853) que son journal contenait des fragments qui  pourraient être publiés. Avec les Grains de Mil, c’est une centaine de pages de réflexions, de maximes mais aussi de notes plus personnelles qu'il livre au public. L’édition de son Journal - son exploitation -­ commence donc très tôt (voyez l’année 1851) alors que celui-ci, qui n’a réellement débuté que trois années auparavant, ne comptait que 700 pages. D’où la question : dans quelle mesure l’intention d’éditer a-t-elle influé sur le contenu du Journal ? Autrement dit, Amiel ne rédigeait-il pas sciemment des ‘‘grains de mil’’ ? Notons qu'Amiel n'a pas retenu pour la publication la phrase la plus célèbre de son Journal, qu'il avait cependant soulignée en l'écrivant en 1852 : "Un paysage quelconque est un état de l'âme".

Amiel livre également dans ce recueil 39 poésies, la plupart dédicacées à des amis, des poètes genevois ou des célébrités : Vigny, Béranger, Th. Gautier, Hugo, Sainte-Beuve. "La violette" est dédiée à Mlle W. L. (Louise Wyder), son Egérie.

 

1856       "Du beau dans la nature, l'art et la poésie", la Bibliothèque universelle, août.

 Du Beau dans la nature, dans l’art et la poésie d’Adolphe Pictet venait de paraître. Amiel, jeune professeur d’esthétique, rend hommage à son illustre devancier et trace un portrait de sa pensée. Bernard Bouvier donne un extrait de cet article dans Essais critiques, (voyez l'année 1932) pp.  172-190.

 

1857       "Roulez, Tambours !", Genève, 1ère et 2ème éditions.

Amiel composa ce chant patriotique, musique et paroles, au moment d'une menace militaire prussienne sur la Suisse. Immédiatement populaire, il est connu encore aujourd’hui (voir l’étude de Bernard Bouvier, vol. III de l’édition intégrale du Journal, pp. 1222-1242).

 

   "       "Les libres chercheurs", Bibliothèque universelle, février.

Les Esquisses morales, pensées, réflexions et maximes de la comtesse Marie d’Agoult venaient d’être rééditées, illustrant un genre qu’Amiel pratique lui-même et dont son article analyse les différentes formes. Marie d'Agoult remercia A. dans une lettre reproduite par Bernard Bouvier, ainsi que des extraits de l'article, dans Essais critiques, pp. 193-206 (voir ci-après à l'année 1932).

   

1858   Il Penseroso, poésies-maximes, Genève, J. Kessmann, libraire-éditeur, 9 x 12, pp. 188.

   Ce trop joli petit livre, imprimé fin 1858, parfait cadeau d’étrennes, contient cependant, en 133 quatrains impersonnels et moralisateurs, l’essentiel de la vie intérieure d’Amiel. La lecture de son journal intégral permet de se rendre compte rétrospectivement à quel point il s’y met à nu.

 

   "       "Guide poétique du touriste à Genève", le Journal de Genève, 31 octobre.

Cette pièce en vers paraît la même année en brochure et trouvera sa forme définitive dans la Part du Rêve (voir infra 1863).

 

1859   "L'Académie de Genève, étude lue dans la séance du lundi 6 juin 1859", in Souvenirs du Jubilé triséculaire de l'Académie de Genève, Genève, Ch. Gruaz, Imprimeur-Editeur, pp. 109-167.

             Solide étude sur l’histoire de l’Académie de Genève depuis son inauguration par Calvin en 1559. Le recueil comprend également "Hymne à Genève", composée par Amiel pour ce même jubilé. La musique était de François Grast. Voir également la liste des professeurs, étudiants et autres personnes qui ont pris part au jubilé.

 

   "       La Cloche, poème de Schiller, pour la première fois traduit de l'allemand en vers français de même nombre, coupe, rhythme (sic) et mesure que le poème original, Genève, Georg.

Pour le centenaire de la naissance de Schiller, Amiel offrit une traduction ambitieuse d’une oeuvre en laquelle il voyait le véritable idéal germanique (voir dans les Essais critiques, pp. 224-232, les intentions d’Amiel).

 

1860   La Cloche, poème de Schiller, pour la première fois traduit de l'allemand en vers français de même nombre, coupe, rhythme (sic) et mesure que le poème original, deuxième édition augmentée d'une introduction littéraire et retouchée, Genève, Georg 18 x 12, pp. 9-45.

 

1863   La Part du Rêve, nouvelles poésies suivies de quelques traductions en vers d'après Gœthe, Schiller, Hammer, Longfellow, etc., Joël Cherbuliez Libraire, Genève, (impr. le 20 décembre 1862), 20 x 12, pp. 6-144.

             Les amies d’Amiel, inspiratrices d’une large part de ce recueil placé sous l’invocation à « l’éternel féminin », seront facilement identifiées par le lecteur du Journal (Louise Wyder, Clotilde Bouvier, Sophie Cossy, Loulou Marcillac). Ces poésies, replacées dans le contexte du Journal, ont bien du charme. C’est dans La Part du rêve qu’on trouvera également, en quelques vers bien frappés, la formule de ses tourments intérieurs.

 

1865   "La guerre sacrée [Roulez tambours!], "l'Alpe consolatrice", "Nos deux patries", in Genève suisse, poésies genevoises recueillies à l'occasion du jubilé patriotique de septembre 1864, 1531-1864, Institut national genevois, Section de littérature, Genève, Imprimerie Ch.  Gruaz, Cité, 9, 18 x 11, pp. 191-205.

 

1873   "De la liberté", pp. 267-283.

Bernard Bouvier donne des extraits d'un rapport d'A. sur le sujet proposé à un concours universitaire : "L'exposé critique des controverses actuelles sur la question  de la liberté morale". Prononcé sous forme de discours à la séance tenue le 31 décembre 1872 dans la salle du Grand Conseil pour la délivrance du prix Disdier, il fut imprimé l’année suivante. Brillante analyse d’une question qu’Amiel aura examinée toute sa vie (voyez ci-après à l'année 1932, Essais critiques, pp. 267-283).

 

1874   "Neutralité", "Loulou", "Résignation", "Pensées", in Poésies genevoises, t. III, poètes contemporains, Genève, F. Richard, Libraire-Editeur, 9 x 16, pp. 126-131.

 

   "       "Rapport sur le concours pour le prix Hentsch", in Discours prononcés à la séance solennelle tenue le 31 décembre 1873 dans la salle de l'Aula, à l'Université, pour la délivrance des prix Humbert et Adort (fondés par H. Disdier), Hentsch et Bellot, Genève, 14 x 21, pp. 27-36.

 

1875   L'Escalade de MDCII, ballade historique, Genève, Imprimerie Fick.

            

1876   Charles le Téméraire, romancero historique, Sandoz, Neuchâtel, Desrogis, Genève, 17,5 x 10,5, pp. 8-98.

Cette pièce de circonstance, qui célèbre le quatrième centenaire des victoires de Grandson et Morat sur le redoutable duc, possède de la variété, du pittoresque et du souffle.

 

   "       "Madame de Staël" in Eugène Secrétan, Galerie Suisse, Biographies nationales, publiées avec le concours de plusieurs écrivains suisses.

Bernard Bouvier reproduit la majeure partie de cette étude dans Essais critiques, pp. 288-302.

 

   "       Les Etrangères, poésies traduites de diverses littératures, Paris.

Edmond Scherer fit, dans le Temps, une critique sévère de ce recueil, dont Amiel attendait beaucoup.

 

1878   (et Auguste Bouvier), L'Enseignement supérieur à Genève, Genève.

 

   "       "Notice sur l'auteur", dans Charles Fournel, Essais dramatiques, Paris.

 

1879       "Caractéristique générale de Rousseau", in ouvr. collectif J.-J. Rousseau jugé par les Genevois d’aujourd’hui, Genève, Neuchâtel et Paris, Sandoz et Fischbacher.

Conférence lue lors des célébrations du centenaire de la disparition de Rousseau, il s’agit cependant de quelque chose de plus qu’une brillante étude, Amiel voulait donner à ses concitoyens un exemple de la manière dont lui-même souhaitait être jugé : avec équité et pénétration. Bernard Bouvier la reproduit in extenso dans Essais critiques, 1932, pp. 109-340.

 

1880       Jour à Jour, poésies intimes, Paris, Fischbacher, (impr. fin 1879), 8,5 x 15,5, pp. 324.

Cent onze pièces sont distribuées en quatre saisons symbolisant les âges de la vie; un regard en arrière, stoïque et religieux.

 

   "       "Le peintre Hornung", in Eugène Secretan, Galerie Suisse, t. III, Lausanne.

 

1881       "L'Hymne à Zeus", de Cléanthe, traduite en vers de 16 syllabes, l’Alliance libérale du 21 mai.

Traduction reproduite par Berthe Vadier, in Henri-Frédéric Amiel, une étude biographique, Fischbacher, Paris, 1886, pp. 277-278.

 

1882       Fragments d'un Journal intime, précédés d'une étude par Edmond Scherer, Genève, Georg, tomes I, 19 x 11, pp. VII-LXXV-236.

Dix-huit mois à peine après la disparition d’Amiel, Fanny Mercier, de nuit (elle est institutrice), seule face aux 17.000 pages du Journal, l’aura lu, copié des extraits, battu le rappel des amis et fait paraître ce premier tome du Journal (pour le portrait, âgée, de cette amie à la volonté de fer, cliquez ici).

 

1884   Fragments d’un Journal intime, Genève, Georg, tome II, 19 x 11, pp. 331.

Avec l’édition du deuxième volume de fragments s'achève la première édition du Journal. Elle sera constamment réimprimée pendant 40 ans (à partir de la cinquième édition, en 1887, quelques erreurs de date ont été rectifiées, 21 fragments ont été remplacés par une trentaine d'autres, v. Bernard Bouvier, introduction, VII, de son édition de 1922). La quatorzième et dernière édition a paru en 1922 (Léon Bopp signale une parution à Vienne, en 1921). L’édition Fanny Mercier-Scherer constitue encore la source principale des citations d’Amiel qui circulent aujourd’hui.

 

1885       Amiels's Journal, the journal intime of Henri-Frédéric Amiel, translated with an introduction and notes by Mrs. Humphry Ward, Londres, Macmillan, index, 12,5 x 19, XLIII-318.

Fréquemment réimprimée, cette traduction reprendra, à partir de la seconde édition parue en 1889, le texte de l’édition française revue et augmentée de 1887. Mrs. Humphry Ward éliminera cependant certains passages introspectifs, cet aspect du journal étant, d’après elle, déjà suffisamment représenté. Léon Bopp, dans son essai sur Amiel (1925), signale une édition newyorkaise en 1899.

 

1886   Inédits divers, dans Berthe Vadier, Henri-Frédéric Amiel, une étude biographique, Fischbacher, Paris.

 

1889   "Lettre à Charles Heim, du 28 mai 1848", in Virgile Rossel Histoire littéraire de la Suisse romande, p. 632.

Lettre reprise par Bernard Bouvier 1936, voir infra.

 

1890   Fragments du Journal d'Amiel, traduction russe de Marie Lvovna Tolstoï avec introduction de Léon Tolstoï.

L'enthousiasme de Tolstoï pour Amiel aura une lointaine influence sur l'éditeur du Journal intégral. Voir Historique de l'édition intégrale.

 

1891   Gems from Amiels Journal chosen by Martha Hale.

 

1893   Divers inédits, dans Auguste Bouvier, La Religion d'Amiel, Paris.

 

1900   En Drömmares Dagbok, traduction de Klara Johanson avec préface d'Ellen Key, Stockholm.

 

1901   Quelques lettres d'Amiel, dans J.E. Roberty, Auguste Bouvier, théologien protestant, Paris.

 

1902   Daily Maxims from Amiels Journal.

 

1903   Lettres de Jeunesse (Correspondance avec Jules Vuy), préface de Paul Plat, Editions de la Revue bleue et de la Revue scientifique, Paris, (extrait de la Revue bleue des 13, 20, 27 et 4 juillet 1903), 14 x 21, pp. XI-100.

 

   "       H. F. Amiel : choix de fragments traduits en tchèque, Prague.

 

1905   Tagebücher, traduction de Rosa Schapire, Munich et Leipzig.

 

1906   "Lettre d'Amiel à B. Spaventa", La Critica, Naples, mai.

 

1907   "Correspondance inédite de H.-F. Amiel et Félix Bovet" in Philippe Godet, Foyer romand.

 

1908   "Deux lettres d'Amiel à Charles Heim", in Jubilé universitaire. Vivat Academia!

 

   "       "Quelques lettres d'Amiel", in G.B. Marchessi : Il Pensieroso, Milan.

 

1914   "Lettres à Charles Ritter, 1858-1881", présentées par Eugène Ritter, Genève (tiré à part de la Bibliothèque universelle de janvier et février 1914), 15 x 22, pp. 45.

Contient une brève présentation de Charles Ritter, ancien étudiant et ami d’Amiel, et la table de ses travaux.

 

1917   Amiel : Dal giornale intimo, traduction de Paolo Rusca, Milan.

 

1921   "Fragments inédits du Journal intime", Nouvelle Revue française, 1er décembre.

Le centenaire de la naissance d'Amiel a suscité la parution d'extraits du Journal, en Suisse et, dans la NRF, en France.

 

1922       Fragments d'un Journal intime, édition nouvelle conforme au texte original augmentée de fragments inédits et précédée d'une introduction par Bernard Bouvier, « Collection helvétique », Genève, Georg, tomes I à III, 19 x 13.

Après la disparition de Fanny Mercier, le manuscrit du Journal fut confié à Bernard Bouvier avec mission d’en donner une édition nouvelle. Il caractérise ainsi son édition par rapport à celle de Fanny Mercier : « On connaissait assez le peintre de paysages, le critique religieux et littéraire, le psychologue des nationalités, l’architecte du monde de l’esprit : mais peut-être, pour mieux discerner l’homme dans le penseur, fallait-il entendre quelques-unes de ses confidences amères ou irritées sur la famille, la cité, la vie académique et l’enseignement, sur les relations féminines et les contraintes du célibat ». Voir aussi Bouvier, Bernard, dans la bibliographie des ouvrages consacrés à A.

 

   "       "Plan du Cours d'esthétique", Revue de littérature comparée, Strasbourg, janvier-mars.

 

   "       H. F. Amiel :  Jean-Jacques Rousseau, traduction de Van Wyck, New-York.

 

1923   Henri-Frédéric Amiel, fragments choisis et précédés d'un avant-propos par Marianne Maurer, Lausanne-Genève.

 

   "       "Une traduction inédite d'Amiel : « La feuille tremble », de Petöfi", Revue des études hongroises et finno-ougriennes, juillet-décembre.

 

1925       "Correspondance inédite d'Amiel à Berthe Vadier", in Berthe Vadier, de J. Carmagnola-Richard, Genève, Robert, 1925, 12 x 18, pp. 279-404.

Berthe Vadier, la biographe d’Amiel, a trouvé une biographe à son tour. Carmagnola-Richard, outre la correspondance citée dans le texte, donne, en une annexe de 125 pages, celle adressée par Amiel à son amie et filleule littéraire, Berthe Vadier. On ne sait ce qu’il est advenu des lettres originales ainsi que de la correspondance de Berthe Vadier à Amiel.

 

   "       H. F. Amiel : En Drömmares Dagbok, traduction de Klara Johanson, 7ème  édition remaniée, Stockholm.

 

   "       Giornale intimo, traduction de Mme Ghiringhelli avec introduction de Carlo Pascal, Paravia, Milan.

 

1927   Philine, pages du Journal intime, introduction d'Edmond Jaloux,  Schiffrin.

Le propos est le suivant : donner un portrait d'Amiel en suivant le fil de sa liaison avec Marie Favre, surnommée Philine. Le point de vue adopté compléterait ainsi l'édition de Bernard Bouvier publiée cinq ans auparavant. Pour atteindre ces objectifs, il eût fallu un nombre de volumes incompatible avec le projet de l'éditeur. Tel quel, ce volume aura fait le bonheur, ou suscité l'incompréhension, de beaucoup de lecteurs. Les extraits ont été choisis par Charles Du Bos, Bernard Bouvier et Edmond Jaloux. Voir, dans l'introduction, la critique de la dissolution du moi exposée par Léon Bopp dans sa thèse de 1925. Voir également des citations de lettres de Marie Favre. Par ailleurs, deux mots ont été censurés au 30 septembre 1860 : "énorme perte", et, aux 12 et 23 septembre 1861, on constate une erreur de date (lire : le 1er) et de personne (Sophie Cossy prise pour Marie Favre). Philine a été réédité en collection de poche par L'Age d'Homme en 1985.

 

1932   Essais critiques, publiés avec une introduction et des notices préliminaires par Bernard Bouvier, Stock, 13 x 19, pp. XXXVIII-341.

Le mérite de ce volume, outre de rendre accessible un grand nombre d’études disséminées dans des brochures, revues et recueils parus du vivant d’Amiel, réside dans la qualité des notices ou plutôt des études introductives. Les triangulations que Bernard Bouvier effectue au moyen de citations du Journal, de la correspondance ou de notations d’Amiel, apportent solidité et cohérence dans la mise en situation des textes présentés.

Cet ouvrage contient :

"Du naturalisme et de l'idéalisme dans l'art", pp. 43-51.

                   Pages reprises de trois articles publiés dans la Bibliothèque universelle en décembre 1842, février et mars 1843.

                       "De l'Histoire, à propos d'une Histoire de la Confédération suisse", pp. 55-61.

                    Compte rendu, publié dans la Bibliothèque universelle d'août 1845, de l'ouvrage de Jean de Müller, Histoire de la Confédération suisse.

        "La ballade historique", pp. 64-68.

                    Article paru dans Le Semeur, le 4 octobre 1848, à propos d'un volume de poésies de Charles Fournel.